Déontologie

Une oeuvre, un traitement

La conservation-restauration du patrimoine est une science complexe nourrit par diverses disciplines comme : l’histoire de l’art, l’histoire, la philosophie, les mathématiques, la physique et la chimie. Ces outils du savoir participent à la mise en place d’une déontologie du conservateur-restaurateur.

Les professionnels des écoles publiques s’appuie sur toutes ces connaissances pour appréhender un objet à restaurer. En effet, elles permettent d’observer l’objet, de connaître sa composition matérielle, et de comprendre son usage et sa dimension immatérielle. Ainsi ces connaissances sont nécessaires pour restaurer les œuvres d’arts avec une déontologie commune et avec le souci de conserver l’authenticité et l’ontologie des objets. 

Chaque opération de restauration est spécifique à un objet. Il n’y a donc pas de recette toute prête pour des objets similaires. Effectivement, les matériaux qui les composent vieillissent différemment et selon différents facteurs. Par conséquent, les oeuvres sont donc traitées au cas par cas. 

Un objet, une histoire

En effet, chaque oeuvre porte son histoire à travers ses matériaux et ses manipulations au cours du temps. Qu’il s’agisse de modifications esthétiques ou de vieillissement naturel, ces évolutions et ces changements font partie de l’histoire de l’objet. En somme, considérer la dimension ontologiques de l’objet est un aspect fondamental de notre métier. Ainsi, les reliures médiévales très souvent remplacées au XIXe siècle par des reliures au goût de l’époque, sont une part de l’histoire de la vie des livres. Cela permet de connaître les pratiques la façon de penser d’une époque révolue.

Les résultats d’une restauration d’œuvres sur papier et de livres peuvent être parfois spectaculaires sur des objets très altérés. Cependant, il est parfois des cas où l’intervention serait davantage dommageable pour l’oeuvre. Nous sommes alors confrontés au choix du traitement le moins pire. 

Finalement, la sauvegarde du patrimoine qui constitue l’identité de l’humanité dépend des choix du conservateur-restaurateur. Celui-ci doit respecter le plus possible plusieurs principes fondamentaux : la compatibilité des matériaux de restauration avec les matériaux de l’oeuvre, la réversibilité la plus grande possible des matériaux de restauration, leur stabilité dans le temps et leur lisibilité pour un œil averti.